À propos

Bio

Née le 29 février 1976, j’ai grandi dans une famille d’artistes : un père éditeur de livres d’art et plasticien, un cousin éditeur littéraire à Amsterdam, une tante peintre, et un autre cousin designer. «J’ai eu des rencontres et des entretiens très «créatifs» avec des artistes variés comme Viallat, Ben, Gao XinJiang, Charlélie Couture. Observer mon père Richard Meier depuis 20 ans créer, penser et donner vie à ses livres a été la meilleure formation pour moi». Mes influences : Edward Steichen, April Greiman, Gert Dumbar, Max Bruinsma, Le Petitdidier.

Le Génie du lieu

Michel Butor a dit : «On n’est pas le même partout. […] Certains lieux sont particulièrement actifs, révélant des parties de nous mêmes que nous ignorions».
Dans les séries «Géographie désamour» et «Dreamer Urbex Rêve», ce sont ces espaces si particuliers qui constituent le décor initial et les acteurs majeurs de chacune de mes photos. Ces espaces périmés n’intéressent pas grand monde. Délaissés, ils sont pourtant le lieu idéal pour imaginer et expérimenter. Ils sont une occasion unique de partir d’une page faussement blanche, remplie de ses histoires. J’entretiens une réelle fascination pour l’exploration et la culture urbaine. C’est une démarche impulsive, expulsive, instantanée et brute, qui repose sur du sensible, de l’imaginaire; Une association positive entre ces lieux et moi, une mise en abîme de l’espace intime en fait. Je l’imagine comme le journal intime d’une petite fille. Comme pour les 2 séries qui sont présentées, je crée de petites captures de vies dans des espaces brusquement habités. Et pour la première fois une série avec un personnage récurrent dans «Géographie désamour» qui sollicite le potentiel de l’espace pour se situer dans le monde

Ecrans Libres

Nous avons tous, pour la plupart, vécu l’expérience de la maison industrielle ou de la friche abandonnée étant enfants. Transgresser l’interdit, investir un lieu particulier, imaginer la vie à l’intérieur, profiter de cet espace de liberté sans craindre une seule seconde que l’on nous accuse de dégradation. Ces espaces périmés n’intéressent pas grand monde. Délaissés, ils sont pourtant le lieu idéal pour imaginer, développer et expérimenter. Ils sont une occasion unique de partir d’une page faussement blanche, remplie de ses histoires, de ses témoignages.
J’entretiens une réelle fascination pour l’exploration et la culture urbaine. Ces lieux délabrés, abandonnés constituent le décor initial de chacune de mes créations.
 Mes œuvres sont souvent cyniques et sombres, mêlant le passé le présent ou un hypothétique futur, mais aussi mêlant le grave et le naïf. Elles sont grunges et légères, prennent corps des décors sales habités de personnages et de textes colorés. A vrai dire, mon travail est une recherche, une exploration de situations où se mêlent le réel et l’irréel. C’est une démarche impulsive, expulsive, instantanée et brute, qui repose sur du sensible, de l’imaginaire. A travers la photo, le graphisme et le dessin, je crée de petites captures de vies dans des espaces brusquement habités. ça ne tient qu’à un fil, un ou deux objets, des silhouettes filaires et une ligne manuscrite.
 Faire vivre ou revivre un lieu est une chose qui m’intéresse. Inventer des histoires aussi. qu’elles soient cyniques ou pas. D’ailleurs le cynisme fait partie de moi. Je l’envisage, non pas comme une pensée moralisatrice ou comme une rébellion, mais plutôt comme un anticonformisme positif teinté d’humour, noir parfois.
Ma démarche est une association positive entre ces lieux et moi. C’est une mise en abîme de l’espace intime en fait.
 Quant aux couleurs que j’utilise, le rose et le blanc, ils ont une signification. Mon rose est flashy, pas franchement tendre. Il est là pour brusquer, intervenir comme une parole prononcée. A l’inverse, il est aussi une couleur de l’enfance, une couleur de rêves et de tendresse. Il est pour moi comme un bonbon, une friandise, une surprise. Il est omniprésent dans mon imagination. Le blanc est la couleur qui rassure, la lumière. Il est également significatif de pureté, d’innocence.

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